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KAKEMONO JAPONAIS.
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KAKEMONO JAPONAIS.

150 €
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Kakemono japonais représentant une cascade et des branches d’érables dans l’esprit de la religion shinto, en symbole de purification et énergie. 

Peinture originale sur papier montée sur brocard de soie. Le tout est monté sur baguette de bois en haut et rouleaux d'os en bas. Petits manques sur le tissu en bas.

Belle exécution avec une toute petite restauration carrée (voir photo).

Très bon état.​

Avant 1950, peut-être avant 1900.

 

Ref. 64490

Longueur totale : 190cm,

Largeur : 53.5 cm,

 


Le kakemono (掛物, littéralement « objet accroché »), parfois francisé en kakémono, ou kakejiku (掛軸) désigne au Japon une peinture ou une calligraphie sur soie ou sur papier encadrée en rouleau et destinée à être accrochée au mur ou sur les mâts d'éclairage publics.

Cette forme de montage en rouleaux remonterait à la dynastie Tang en Chine. Elle serait en rapport avec la copie et la conservation des textes bouddhistes (sutras) sous la forme de makimono. Le kakejiku viendrait alors de l'idée de suspendre au mur ce qui au départ était destiné à la lecture et à la récitation sous une forme horizontale. Elle serait parvenue au Japon à partir du VIème siècle jusqu'au début de l’époque de Heian (795-1192), où les ambassades sont nombreuses et où se développe le bouddhisme ésotérique Shingon, quand les moines rapportaient de Chine et de Corée des rouleaux de sūtra. Voyage qu'ils effectuaient au péril de leur vie, comme le raconte le roman de Yasushi Inoue La tuile de Tenpyō.

Le bouddhisme Shingon se développe sous l'impulsion du moine Kukai, après son voyage en Chine en l'an 802, et se différencie du bouddhisme en place à l'époque au Japon, connu comme le bouddhisme des écoles de Nara. Le bouddhisme Shingon est un bouddhisme ésotérique, comme le bouddhisme tibétain. À ce titre, il accorde beaucoup d'importance aux représentations picturales, en plus des sūtra. Historiquement ces rouleaux pouvaient être installés à l'extérieur, sur une terrasse ou dans un paysage propice, comme on le voit dans des représentations chinoises anciennes. Aujourd'hui ce n'est guère le cas, et l'on trouve ce genre d'encadrement principalement à l'intérieur des temples, dans des musées d'art classique, ou dans quelques rares galeries d'art contemporain.

Au XIXème siècle, des peintres japonais, Takeuchi Seihō (le dernier maître de Uemura Shōen, célèbre femme peintre) et Kawanabe Kyōsai, entre autres, ont utilisé cette manière traditionnelle d'encadrer leurs œuvres.

 
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